Mon Voyage au Népal


Roissy : Jour J

Cette fois, je m’embarque vers une destination bien éloignée des chemins de Saint Jacques, l’Asie !

Lorsque j’ai reçu l’information en ce début d’année 2009, l’idée d’un trekking & peinture chinoise au Népal n’a fait qu’un tour dans ma tête. Comme dit Christiane : « De Compostelle à Katmandou il n’y a qu’un pas » … ! En effet, sans ces deux parcours qui m’ont menée à Saint Jacques et les deux récits qui ont fait suite, l’opportunité de faire ce beau voyage s’installe en toute logique
Inscrite depuis plusieurs mois, le printemps a passé et l’été aussi avec un mois de septembre consacré à l’entraînement des « gambettes » ! Pour cela, le GR34, sentier des douaniers en Côtes d’Armor, bien pentu, sinueux, au relief accidenté, m’a offert de quoi me mettre « en jambes » en quelques week-ends, jusqu’à la date du départ.
Passeport délivré à temps, billets d'avion déjà en poche, vaccin antitétanique à jour, liste pharmaceutique « anti-tout-ce-qui-pourrait-bien-arriver » et les indispensables en cas de pluie, de froid, de chaleur et de nuit obscure… ! Plutôt longue la liste, il faut même un briquet, moi qui ne fume pas, j’avoue ne pas comprendre cette nessecité. Il va falloir penser juste et faire un tri méticuleux en essayant de se mettre en situation ! Les « au cas où » et les « on ne sait jamais » risquent d’alourdir le sac. Pas plus de 20kg, je suis déjà à 15 ! Il reste encore la trousse de toilette, mon carnet de croquis, mes pinceaux chinois, les feuilles de papier de riz et le flacon d’encre de chine (bien fermé) ! Je renonce au 2ème appareil photo en espérant que les batteries du numérique assurent pendant les dix jours du trek, car mise en charge impossible faute de réseau électrique!
Baptême de l’air, il ne manque plus que ça à mon palmarès ! Je vais devoir affronter l’inconnu, les terminaux de Roissy, l’enregistrement des bagages, l’embarquement, enfin c’est une première pour moi, quelle affaire… !

Vendredi 23 octobre, jour « j », je suis surprise de n’avoir aucune appréhension, moi qui m’étais jurée de ne jamais voyager par avion. Mais aujourd’hui, le jeu en vaut la chandelle et c’est le moyen qui m’est donné de partir vers l’Asie, découvrir une autre culture, une autre civilisation durant 15 jours dont 10 de marche en pleine nature avec le support artistique de la peinture Tch’an et Sumi-e, et, cerise sur le gâteau, je vais survoler le « Toit du Monde ».
Au terminal1, lieu d’embarquement, je retrouve des têtes connues, Robert et Christiane, Yan leur fils, Françoise, Christine et Anne. Je fais connaissance avec Michel, Claude et Michè-le. Le petit groupe de 11 personnes se constitue peu à peu confortablement installé à la première cafeteria bien visible dès l’entrée pour les retardataires : Stéphanie arrive de Bruxelles et Clotilde, de La Rochelle, en fin de journée.
Maintenant au complet, pour tuer le temps jusqu’à 22h15, nous décidons d’aller manger un « morceau » et tournons sur la « plate forme » puisqu’à Roissy tout est circulaire, histoire de trouver un endroit sympa mais utopique car nous revenons malgré nous au point de départ dont à l’évidence nous devons nous satisfaire. Paradoxalement, une fois attablés, nous n’avons pas vraiment faim, qui des frites, qui des pizzas, qui des lasagnes, l’heure est tardive, nous devons nous contenter de ce qui reste à la carte, histoire de caler juste un peu nos estomacs. Grâce à l’incertitude de nos choix, le temps passe ainsi plus vite, il est déjà l’heure de monter au bureau d’embarquement de la Qatar-Airlines. Sur le grand escalator notre joyeuse file s’étire, chacun plombé de son sac, les dés sont jetés, l’aventure commence.
Nous découvrons l’art de se fondre dans la file d’attente, avec patience, tandis que l’équipage de la Qatar nous devance et capte notre attention par l’élégance de leur mise. Les pilotes suivis de six hôtesses en tailleur grenat vont prendre leur faction ; elles sont superbes comme des gazelles avec leur petit chapeau tambourin basculé sur le front, très typée, jeunes et jolie ; ç’a y est nous sommes déjà en Orient, porte de l’Asie… !
Bagages scannés, enregistrés, étiquetés nous franchissons, allégés, l’ultime portail de la zone Duty-free, ce qui ne manque pas d’attiser nos convoitises par des produits de luxe et de qualité mais tout a fait inutile pour là où nous allons. Moment venu, le petit groupe s’engage, canalisé dans le grand tunnel blanc qui mène directement à l’avion. Premier émoi, il manque une personne… ! Après un court moment d’inquiétude, nous la devinons enfin, Michè-le qui s’était attardée, s’empresse de nous rejoindre ! Ouf ! Et c’est ensemble, excités comme des puces que nous découvrons nos places respectives, pas très loin les uns des autres.
Décollage impeccable, pile à 22h19. C’est une première expérience pour Anne et moi, nous restons stoïques et d’un calme olympien… ! Un repas gargantuesque nous est servi vers minuit, jouer à la dînette avec tous les petits pots de notre plateau repas, nous occupe un bon moment ! Ensuite, Stéphanie prise d’une soudaine inspiration, couche ses impressions du moment sur son carnet de route. Christine  m’initie à faire fonctionner l’écran inclus dans le dosseret du fauteuil, une bonne partie de la nuit passe ainsi avant de maîtriser la télécommande. Un film Bollywood n’a aucun mal à me tenir éveillée, rien de tel pour être dans l’ambiance future.
De temps en temps je lève les yeux sur l’écran d’information qui sort du plafond ; sur la carte satellite un petit avion sur sa trajectoire jaune permet de faire le point sur notre avancée. Au-dessus des Alpes (turbulences- remettre les ceintures !), Croatie, Grèce, Turquie, Irak, Arabie saoudite, Qatar ! Il est 5h, une collation copieuse et du café nous est gracieusement servie et désormais nous tient bien éveillés.
Par les hublots, je peux maintenant distinguer le ciel qui se colore peu à peu des lueurs de l’aube. La descente s’amorce, c’est l’escale à Doha qui s’annonce, atterrissage en souplesse !
5h50--27°-- (durée du vol 6h35) : air chaud et sec, brumeux de poussière, ligne d’horizon inexistante. C’est le moment de s’engouffrer dans la navette qui nous conduit illico dans la zone de transit articulée autour du Duti-free. Le Qatar est un autre monde, les voitures de service sur les pistes sont de grosses BMW-Style série 5.
Le Qatar est une presqu’île de 11 437 km² située sur la rive sud du Golfe Persique. Il est limitrophe de l’Arabie saoudite à l'ouest, des Émirats arabes unis au sud et de Bahreïn au nord-ouest. Le pays s'étend sur 160 km de longueur et 80 km dans sa plus grande largeur. Ses 563 km de côtes furent jusqu'au XXe siècle la source de ses principales richesses, tirées de la pêche et des huîtres perlièresLa plus grande partie de la péninsule qatarie est une plaine stérile recouverte de sable. Au sud-est se trouve la spectaculaire Khor Al Adaid ou « la mer intérieure ». Le pays est plat, son point culminant, situé dans le Jebel Dukhan, ne dépassant guère 90 m. C’est dans ce secteur que l’on trouve les principaux gisements terrestres de pétrole du Qatar, alors que les gisements de gaz naturel sont en mer, au nord-ouest de la péninsule.

Le climat du Qatar est désertique, chaud en été et très doux en hiver. Pendant l’été, les températures varient de 40 °C à 50 °C. Les averses hivernales sont minimes et la pluviométrie n’excède pas 75,2 mm. Wikipédia.
Extrêmement modernes, vastes, climatisées et bien entretenues, les salles d’attente offrent un confort notoire de marbre blanc et de verre; certains choisissent d’aller se reposer, un endroit, lumière tamisée, est aménagé avec couchettes.
Une mosquée? Bien sûr, nous y sommes, c’est ici ou pas du tout ! Le contraire serait incongru vu le nombre de pèlerins pour la Mecque qui doivent transiter par ici. Dans ce lieu de prières, le sol est couvert de tapis persans et, comme il se doit, les chaussures restent à l’entrée. Moi aussi, réservé aux musulmans, il est hors de question de tenter une intrusion !
3h35 en « stand by »… ! Je n’ai toujours pas envie de dormir tellement le spectacle me tient éveillée : à part les touristes habillés à l’européenne, les djellabas et couvre chefs orientaux, très divers, font fureur. Le mélange des genres est impressionnant, émirs, bédouins, notables, chefs de famille (nombreuse), femmes en burka ou simplement voilées,  superbes en sari, pas de doute, je suis dans un ailleurs certain… !





Publié par marie-souris lundi 24 mai 21 h10

4 commentaires:

  1. J'attends la suite avec grande grande impatience!

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  2. J'attends la suite et les photos avec grande impatience Marie souris!

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  3. Coucou!

    Pourrais tu m'envoyer par mail la première photo de ton blog avec les pierres bleues? Elle est tout simplement magnifique!
    Lili Rose

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  4. roooh et la suite du voyage!!!? je suis en haleine et impuissance!!! à moins que cela est voulu pour que je puisse à mon tour faire ce périple fabuleux dont il ne m'est pas impossible d'envisager sérieusement!!! merci pour ce début de partage!

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